Culture et savoir-vivre
La poignée de gestes qui font de vous un invité attentionné — et les deux ou trois erreurs que les visiteurs commettent sans s’en rendre compte.
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La vie sociale cambodgienne repose sur le calme, la déférence et l’évitement du conflit ouvert. Personne n’attend d’un visiteur qu’il maîtrise toutes les conventions, et les petites erreurs sont pardonnées immédiatement. Ce qui se remarque, et se apprécie, c’est l’effort — et il porte ici étonnamment loin.
Le sampeah
Le salut traditionnel : paumes jointes à hauteur de poitrine, avec une légère inclinaison. Plus les mains sont hautes, plus le respect est marqué — poitrine pour un pair, menton pour un aîné ou un supérieur, nez pour un moine. Vous n’avez pas besoin de maîtriser ces nuances : rendre un sampeah à hauteur de poitrine avec un sourire est correct dans presque toutes les situations que rencontrera un visiteur.
La poignée de main est parfaitement normale dans le monde professionnel et avec les jeunes en ville. Dans le doute, suivez ce que l’autre propose en premier.
La tête et les pieds
La tête est la partie la plus sacrée du corps, les pieds la moins. Ne tapotez la tête de personne, y compris des enfants, aussi affectueux que soit l’élan. Ne désignez ni une personne ni un objet de respect avec le pied, et ne vous asseyez pas les plantes de pieds pointées vers quelqu’un, vers un autel ou vers une image du Bouddha. S’asseoir de côté, jambes repliées en arrière, est la solution habituelle sur le sol d’un temple.
Temples et moines
Couvrez épaules et genoux, retirez chaussures et chapeau avant d’entrer dans un sanctuaire, et baissez la voix. Une femme ne doit pas toucher un moine ni lui remettre un objet directement : posez l’objet et laissez-le le prendre. Ne tournez jamais le dos à une image du Bouddha pour une photo, et ne grimpez jamais dessus.
Perdre la face, et rester calme
Élever la voix, montrer sa colère ou reprendre quelqu’un en public est le moyen le plus rapide de rendre une situation irrécupérable. L’autre perd la face, et aucun bon droit ne répare cela ensuite. Une réclamation passe infiniment mieux formulée à voix basse, avec le sourire, et adressée au problème plutôt qu’à la personne.
Corollaire : un sourire cambodgien ne signifie pas toujours l’amusement ni l’accord. Il exprime aussi la gêne, l’excuse et l’inconfort. Si une demande reçoit un sourire et qu’il ne se passe rien, la réponse était probablement non.
Les photos
Demandez toujours avant de photographier quelqu’un, et acceptez un refus sans négocier. Ne photographiez jamais des enfants sans un parent présent et ne leur donnez jamais d’argent : cela les maintient hors de l’école. Dans les mémoriaux du génocide, suivez les règles affichées et rangez l’appareil là où c’est demandé.
Questions fréquentes
Est-il malpoli d’utiliser la main gauche ?
Donnez et recevez de la main droite, ou des deux. Soutenir son coude droit de la main gauche est la version polie et formelle.
Peut-on se tenir la main en public ?
Se tenir la main ne pose pas de problème. S’embrasser et s’enlacer en public, si — en particulier dans les temples, où cela choque réellement.
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