Siem Reap et les temples d’Angkor
Billets, horaires et ordre de visite : comment passer trois jours à Angkor sans les passer dans la file d’attente.
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Angkor n’est pas un temple mais une ville de temples étalée sur quatre cents kilomètres carrés — la capitale d’un empire qui a dominé l’essentiel de l’Asie du Sud-Est continentale pendant six siècles. Siem Reap est la ville née pour la desservir. Trois jours, c’est la bonne durée : assez pour voir les chefs-d’œuvre et les temples discrets, pas assez pour que le grès finisse par se confondre.
Le billet
Les passes sont d’un, trois ou sept jours et ne se vendent qu’au centre officiel de billetterie, à quelques kilomètres de la ville — jamais par un chauffeur, un hôtel ou un site web. Le pass trois jours est valable sur dix jours, on peut donc le fractionner. Achetez-le après dix-sept heures : il est daté du lendemain tout en vous laissant sortir aussitôt pour le coucher de soleil du soir même. C’est l’astuce locale la plus utile qui soit.
Gardez-le sur vous en permanence. Il est contrôlé à l’entrée de chaque grand temple, et la photo qui y figure est la vôtre.
Trois jours, dans le bon ordre
Premier jour, le petit circuit à l’envers : commencez par Ta Prohm à l’ouverture, pendant que les cars sont tous à Angkor Vat pour le lever du soleil, puis Banteay Kdei, puis Angkor Thom et le Bayon en fin de matinée, et terminez par Angkor Vat lui-même dans la lumière de l’après-midi — de toute façon meilleure qu’à l’aube pour la photo.
Deuxième jour, allez loin : Banteay Srei, le petit temple de grès rose à la sculpture la plus fine de tout l’empire, à une heure au nord, combiné avec Kbal Spean ou le musée des mines. Troisième jour, le grand circuit — Preah Khan, Neak Pean, Ta Som et Mebon oriental — c’est là qu’on a enfin des temples pour soi.
Le lever de soleil, franchement
Le lever de soleil sur Angkor Vat est vraiment beau, et vraiment bondé : deux mille personnes derrière le bassin nord. Si vous y allez, arrivez à cinq heures, choisissez le bassin nord plutôt que le sud, et repartez aussitôt pendant que tout le monde fait la queue pour le petit-déjeuner. Sinon, Pre Rup ou Phnom Bakheng au coucher offrent la même lumière sur la même plaine avec dix fois moins de monde.
Se déplacer dans le parc
Un tuk-tuk avec chauffeur à la journée reste le standard et le meilleur choix : de l’ombre, un endroit où laisser l’eau, et quelqu’un qui sait où les cars ne sont pas. Le vélo fonctionne sur le petit circuit si l’on part à l’aube. La voiture climatisée s’impose pour les temples éloignés ou en avril. Un guide diplômé, au moins le premier jour, transforme la visite : les bas-reliefs sont un récit, et sans quelqu’un pour les lire on regarde de la vieille pierre.
La ville elle-même
Siem Reap est devenue une vraie petite ville agréable : un quartier français ancien parcourable à pied, la rivière, Kandal Village pour les boutiques et cafés indépendants, Phsar Chas pour le marché, et une vie nocturne qui va de la fameuse et bruyante Pub Street à des bars de toit très calmes deux rues plus loin. Gardez-lui un après-midi au lieu d’en faire un dortoir.
Questions fréquentes
Une journée à Angkor suffit-elle ?
Elle couvre Angkor Vat, le Bayon et Ta Prohm, et elle est épuisante. Deux jours sont le minimum réaliste, trois le minimum confortable.
Peut-on visiter Angkor sans guide ?
Oui, le parc est entièrement ouvert aux visiteurs indépendants. Un guide apporte l’histoire, pas l’accès.
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