Se déplacer au Cambodge
Tuk-tuks, applications, bus, bateaux — et le seul trajet où payer l’avion est évidemment la bonne idée.
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Les distances sont courtes, les routes se sont énormément améliorées en dix ans, et presque tout ce qui vaut le détour se rejoint en une journée. Les vraies décisions portent sur le type de bus, et sur le moment où trente dollars de plus pour un vol rachètent une demi-journée qu’on préférerait passer ailleurs.
En ville
Deux sortes de tuk-tuks : la remorque classique tractée par une moto, et le petit véhicule fermé arrivé avec les applications. Avec PassApp ou Grab, la course est comptée, convenue à l’avance, et vaut environ le tiers de ce qu’on vous annoncera dans la rue. Les deux applications fonctionnent à Phnom Penh, Siem Reap et Sihanoukville, et acceptent le paiement en espèces à l’arrivée.
Pour une journée entière de temples ou une boucle à la campagne, engagez directement un chauffeur à la journée — vingt à trente dollars, temps d’attente compris, et infiniment plus utile qu’une succession de courses.
Entre les villes
Les grands cars sont les moins chers et les plus lents, avec beaucoup d’arrêts. Les minivans partagés sont plus rapides, à l’étroit, et conduits avec conviction. Les minibus express vendus comme service premium se situent entre les deux et constituent en général le bon compromis. Réservez via votre hôtel ou un opérateur sérieux plutôt qu’au billet le moins cher affiché sur un panneau, et prenez toujours un service de jour plutôt que de nuit.
Les bus de nuit existent sur les longs trajets et sont à éviter : les routes ont des obstacles non éclairés, les couchettes sont courtes, et l’on arrive à cinq heures du matin devant un hôtel fermé.
L’avion
Les vols intérieurs relient Phnom Penh, Siem Reap et Sihanoukville en environ quarante-cinq minutes, souvent pour moins de cent dollars. Cela vaut le coup entre Phnom Penh et Siem Reap seulement si le temps manque, et presque toujours pour la côte, sinon longue et inconfortable par la route.
Bateaux et trains
Les bateaux vers les îles partent de Sihanoukville et mettent trente à quatre-vingt-dix minutes. En hautes eaux, le bateau de Siem Reap à Battambang est l’un des grands trajets du pays. Le chemin de fer a repris vie avec un service lent, bon marché et agréable reliant Phnom Penh à Sihanoukville et Poipet — pas rapide, mais bien plus confortable qu’un minivan, et le seul moyen de voir ce paysage par une fenêtre.
Conduire soi-même
Le scooter se loue facilement, et la circulation de Phnom Penh n’est pas pour un débutant. Hors de la capitale elle est gérable et vraiment plaisante autour de Kampot, Battambang et Mondulkiri. Il faut un permis cambodgien ou international pour être couvert, et quasiment aucune assurance voyage n’indemnisera un accident de deux-roues sans lui. Mettez le casque.
Questions fréquentes
Combien de temps entre Phnom Penh et Siem Reap ?
Six heures en bon bus de jour, cinq en voiture privée, quarante-cinq minutes en avion.
Ceintures et casques sont-ils imposés ?
Le casque est obligatoire pour le conducteur et de plus en plus contrôlé. Portez-le de toute façon : les accidents de la route sont le premier risque sanitaire pour les visiteurs ici.
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